Roman "jeunes adultes"

Dylan Dubois de Martine Pouchain

couv42182919.gifTitre : Dylan Dubois

Auteur : Martine Pouchain

299 p.

Sarbacane, 2015 (Exprim’)


Résumé :

Après un ans en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a remplacé sa mère, partie trois ans plus tôt.

A priori, Dylan n’a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu’elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pourquoi son père mute caniche dès qu’elle le siffle…

Mais le pire, c’est quand il comprend. Cynthia n’est pas juste une belle-mère désagréable : c’est une machine à démolir les gens. Dylan n’a plus qu’une issue : se tirer avec Rusty. Direction la forêt!

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Les premiers mots

« Un homme ne doit pas rester seul trop longtemps, m’avait dit un jour la vieille Simone. il n’y n a pas beaucoup qui ont le mental assez solide pour le supporter. »

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Ce que j’en ai pensé

Dylan Dubois n’est pas un héros comme les autres. Malmené par la vie, il aurait pu devenir tout autre. Sa mère a quitté le foyer, son père est devenu alcoolique… il fut placé en foyer. Rebelle dans l’âme, différent, il s’assume complètement. A son retour chez lui, il découvre une belle-mère exécrable, au caractère autoritaire, qui joue à la princesse pourrie gâtée, et un nouveau « demi-frère », un petit adorable et demandeur d’attention. Dylan décide de filer droit. il ne veut pas faire de vague pour ne pas repartir. Il sera obéissant jusqu’à ses 18 ans. Et là, il partira vivre son rêve : vivre seul dans la forêt ! Dylan, avec ce début de vie chaotique, pourrait devenir un garçon dur, violent, difficile mais Martine Pouchain nous dresse plutôt le portrait d’un jeune homme qui a décidé de vivre, de s’en sortir, de se donner les moyens de choisir sa propre destinée. Il a un regard très juste sur ce qui l’entoure, des réflexions aiguisées et réfléchies. Dylan est un jeune homme auquel on s’attache et à qui on souhaite le meilleur.
Le roman est découpé en deux temps : la première trace le portrait de cette vie sans saveur et sans bonheur qu’il souhaite quitter, la seconde, véritable voyage initiatique, esquisse cette vie dont il rêve temps. La seconde partie va être une véritable révélation pour lui. On a envie de cheminer à ses côtés, de s’ouvrir, d’observer, de se plonger dans les réflexions qui l’accompagnent.
Martine Pouchain nous raconte son histoire dans un style emprunt à la fois de poésie et de langage familier. Un style bien à elle que j’avais déjà apprécié dansTraverser la nuit. Le langage adolescent côtoient un langage plus adulte, reflet d’un personnage mature, qui évolue au cours de son périple. On pourra apprécier la philosophie qui se dégage de ce texte, un message de bonheur accessible sans fioriture (ou technologie qui polluent nos rapports aux autres). 
En bref…
Avec ce roman, j’ai eu l’impression de cheminer au côté de Dylan. J’ai eu l’impression de me poser, de pouvoir moi aussi faire la même démarche que lui : me poser, faire le point sur ma vie, sur ce qui amène au bonheur,  respirer, ou tout simplement prendre le temps.
LOGO EXPRIM
Quelques extraits…
J’ai un peu peur. Mais je suis aussi très curieux. Parce que la mort, tu vois, c’est un genre de cerise sur le gâteau… Attends, non, en réalité, elle est même l’épice essentielle du gâteau : sans elle, il n’aurait aucun goût.
Ce soir est inconnu, inquiétant, à l’image de ma rage qui décroit à mesure que le nectar de la liberté se répand.

 

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