Roman policier

La Mort nomade de Ian Manook

9782226325846_1_75La Mort nomade

Auteur : Ian Manook
428 p.

Albin Michel, 2016

résuméUsé par des années de lutte stérile contre le crime, l’incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d’Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !Des steppes arides au coeur de Manhattan, du Canada à l’Australie, Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais. Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l’incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d’Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous.

çacommencepar Le petit combi russe bleu tout-terrain crapahutait, en équilibre instable, vers la ligne de crête. en dodelinant dangereusement, sa carcasse peinturlurée écrasait sous ses pneus ramollis des cailloux chauds qui fusaient en cognant sous le châssis.

cequejenaipenséJe découvre par ce roman l’univers et la plume d’Ian Manook. Il s’agit ici de la troisième aventure de son commissaire mongol Yeruldelgger. Une série dépaysante, déroutante, mais diablement efficace.
Une fois ouvert ce roman, je me suis retrouvée entourée des steppes typique de Mongolie. J’avais l’impression d’être au coeur de ces montagnes, bousculée par les vents. Je me représente d’autant plus l’ambiance qu’un de mes cousins y vit depuis plus de deux ans maintenant (il fait partie d’une association qui veille les chevaux de de Przewalski). Dès qu’il a accès à un réseau internet (donc très rarement) il nous envoie quelques photos et nouvelles. Donc à travers ses illustrations et les descriptions de l’auteur, j’étais moi aussi dans ce pays où les coutumes sont très différentes des nôtres. Et j’ai apprécié également cette découverte.
Yeruldelgger est un flic à part, atypique, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui attire souvent les ennuis. Je devrais plutôt dire ex-flic. Car dans ce troisième opus, l’homme a quitté Oulan-Bator et son métier. Il vit une retraite spirituelle dans une yourte quelque part dans le désert de Gobi. Malgré tout, on le retrouve et bien malgré lui il est embarqué dans une aventure sanglante et qui l’amènera bien loin. Cette enquête dépasse d’ailleurs les frontières de la Mongolie.
Deux femmes vont venir troubler sa quiétude. Elles lui demandent de l’aide pour des disparitions, puis on lui demandera de résoudre un meurtre. Il n’en a aucune envie mais… la curiosité est toujours la plus forte… ou comme on dit « chasser le naturel et il revient au galop ». D’autres meurtres violents et mis en scène vont avoir lieu à Manhattan ou encore en Australie. Comment toutes ces affaires peuvent-elles être liées? Qui est derrière tout ça? Complot, manipulation, tradition, économie internationale… L’enquête sera difficile, sombre, macabre… 
L’intrigue est très ambitieuse. La construction du roman complexe. Les personnages nombreux. Mais jamais l’auteur ne se perd et ne perd le lecteur. Il maîtrise son sujet de bout en bout avec brio. Chaque personnage a une aura, une importance dans le récit. Chacun amène sa pierre à l’édifice, sa part d’élément pour démêler cette affaire.
La Mort nomade est un roman noir différent de ce qu’on peut lire habituellement. Il est sombre, violent, mais son cadre géographique lui donne un ton unique : à la fois calme et posé, mais aussi oppressant et tempétueux, dénonçant un monde en pleine dérive. Il y a aussi de l’humour dans les mots de Ian Manook, de clins d’oeil culturels que j’ai beaucoup apprécié (notamment ses références à Tryo). Et par son personnage, on découvre aussi que l’auteur doit être un gourmand : quand Yeruldelgger cuisine, on sentirait presque le fumet de ses préparations!
en bref Entre rituels, modernité, scandale politico-écologiste. Un roman noir ambitieux et maîtrisé.

4 réflexions sur “La Mort nomade de Ian Manook

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