Roman

Le Caveau de famille de Katarina Mazetti

couv66545648Le Caveau de famille

titre original : Familjegraven

Auteur : Katarina Mazetti

trad. du suédois par Lena Grumbach

Un livre audio lu par Marielle Ostrowski et Michelangelo Marchese et Cécile Florin

5h08 / 237 p.

Audiolib, Gaïa, 2011

résumé Elle c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui c’est Benny, le paysan. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils s’accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche…
çacommenceparLa première nuit, en quittant l’appartement de Désirée je me suis cassé la figure dans l’escalier, et je pense que c’était tant mieux. J’ai glissé sur plusieurs marches, me suis rattrapé avec le coude contre la cage d’ascenseur – aïe, saloperie ! – et me suis retrouvé sur un genou, la jambe formant un angle bizarre, j’ai même eu l’impression d’entendre un craquement.
 
cequejenaipenséCela faisait longtemps que je remettais à plus tard cette lecture. Pourquoi? Peur d’être déçue, de ne pas retrouver l’enthousiasme et l’humour que j’ai tant aimé dans le premier volet Le Mec de la tombe d’à côté. et maintenant que c’est chose faite… et bien je suis de nouveau déçue de quitter cette bibliothécaire et cet agriculteur!
Je vous rassure même si vous n’avez pas lu le premier vous ne devriez pas être trop perdu dans cette histoire.
On retrouve donc Désirée, la bibliothécaire et Benny, l’agriculteur. Ces deux là ce sont rencontrés dans les allées du cimetière. L’auteur jouait sur les points de vue et les quiproquos dans leur relation. Ces deux-là que tout opposaient sur papier, ont fini par se rapprocher et par s’aimer. Mais la vie les a rattrapé et ils ont décidé de se séparer : ils étaient trop différents, n’avaient pas les mêmes attentes, les mêmes passions. Quand on commence ce nouveau récit, Benny est en couple avec Anita. Désirée vit toujours seule et se donne à fond dans son métier. Mais voilà, Désirée rêve d’avoir un enfant. Même si c’est faire un bébé toute seule. Elle demande à Benny d’être le géniteur. Il accepte. Ils auront droit à trois essais. Si ça marche on verra pour la suite, si ça ne marche pas… on en reparlera!
Et bien évidemment cela va fonctionner, et ces deux-là vont décider de former une vraie famille. Désirée s’installe à la ferme et tente tant bien que mal de s’adapter. Benny lui semble heureux de la situation.
Comme pour dans Le Mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti adopte le double point de vie. Sur ce même rythme, elle joue de nouveau avec les faits et la vision des choses de l’un ou l’autre. Ce qui amène de l’humour et de la fraîcheur. Je me sens assez proche de Désirée de part ma situation personnelle et professionnelle (célibataire et bibliothécaire). On doit avoir sensiblement le même âge aussi je suppose. Donc je me suis glissée dans sa peau sans problème, adoptant sa vision des choses. J’ai eu de la tendresse pour elle. Son désir d’être mère, d’être une bonne épouse, de seconder son homme à la ferme alors que c’est loin d’être son truc tout en gardant son autonomie et de vouloir exercer un métier. C’est une femme accomplie, une maman qui se plie en quatre. Elle est bien courageuse ! Elle se livre au lecteur : elle dit tout haut ce qu’elle ressent, comment elle vit cette nouvelle situation familiale, ses souffrances, ses craintes, mais aussi ses joies. Par contre, Benny m’a énervé à un point vous n’imaginez même pas (ou plutôt si si vous avez lu le roman!). Il est macho, bornée, il est le prototype même du gars qui pense que la femme en congé maternité ne fait rien de la journée! Quand il pense ce genre de chose alors qu’on sait ce qu’elle a enduré dans la journée (double point de vue)… je peux vous dire que je l’ai bien insulté!!
Mais en même temps – et bizarrement – je les trouve tellement mignons, tellement touchants tous les deux. Comme tous les couples (ou la plupart!), ils ont des problèmes de communication, ils veulent tous les deux rendre l’autre heureux mais ils sont maladroits. C’est attendrissant de les voir.
Katarina Mazetti nous offre ici un nouveau fragment de leur vie : dense, drôle, émouvant, gai. Un couple unique, un couple à qui on s’attache, qu’on a l’impression de côtoyer.
Et je finirai par les mots d’un critique littéraire suédois (que l’on retrouve sur la quatrième de couverture) qui résume très bien l’intrigue de ce roman : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. »
L’adaptation audio du roman est très réussie. Les voix choisies donnent une touche supplémentaire au caractère des différents protagonistes. Leur fragilité, leur tempérament, leurs incertitudes prennent corps et âmes.

en bref Une nouvelle vie commence pour Benny et Dérisée : ils découvrent la vie de famille! et ce n’est pas une mince affaire avec deux personnalités comme les leurs!
Même si j’ai préféré Le Mec de la tombe d’à côté, je garderai un agréable souvenir de cette suite.

4 réflexions sur “Le Caveau de famille de Katarina Mazetti

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