Roman/Roman "jeunes adultes"

Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot

couv20137135Samedi 14 novembre

Auteur : Vincent Villeminot

213 p.

Sarbacane, 2016 (Exprim)

résuméLe vendredi 13 novembre, B. était à une terrasse. Il a vu les tueurs tirer.
Le lendemain, en quittant l’hôpital, il croise un homme dans le métro… Il le reconnaît : c’est l’un deux.
Alors, sans avoir décidé ce qu’il va faire, il le suit.

çacommencepar Et puis ensuite, il y eut une brève pause de silence. B. s’en souviendrait.
Quelques secondes, deux ou trois, c’est très court, comme s’il fallait que chacun se remette de sa stupeur.

cequejenaipensé Il est de ces roman dont il est difficile de sortir.
Il est de ces romans dont il est difficile de parler tout de suite, qu’il faut digérer.
Il est de ces romans puissants, qui scotchent son lecteur.
Il est de ces romans qu’on ne peut lâcher avant la fin.
Il est de ces romans qui remuent les émotions, qui chamboulent, qui réveillent.
Samedi 14 novembre est tout ça à la fois.
Le thème est sensible, nécessaire, cathartique. Je n’ai même pas besoin de l’écrire tellement le titre est évocateur.
Connaissant la plume de Vincent Villeminot, je savais que cette lecture ne serait pas facile à vivre, qu’il allait réveiller des choses en moi, qu’il saurait utiliser les mots justes.
Vincent Villeminot a voulu écrire sur les attentats mais écrire sur quelque chose qu’il maîtrise : la fiction. Lui qui joue habituellement avec l’Histoire dans ses romans (U4, Réseau(x)…) a ressenti le besoin de toucher à l’Histoire plus récente, plus brûlante. Une façon pour lui de regarder vers le futur, d’avoir foi en cet avenir.
Ce « nous », c’est tout ce qui m’importait, à l’heure où j’ai commencé ce livre. Et plus encore aujourd’hui, six mois après, alors que je le finis. Puisque la fiction devait me permettre de savoir si un « nous » pouvait exister encore, j’ai décidé de les mettre face à face.
B. et l’Arabe. La victime et le tueur. Avec tous les autres en témoins, en choeur – dans les entractes. (Vincent Villeminot)
B. était là, présent, sur cette terrasse. Cette terrasse où il était avec lui, son frère, en train de fêter son anniversaire. Cette terrasse dont il est reparti seul, hagard, hébété, sonné. Les premières pages ont la force de replonger le lecteur dans ses émotions de ce soir là.  On est de nouveau abasourdi, anesthésié. Dans le métro qui le ramène chez lui, B. reconnaît un des terroristes. Un électrochoc qui réveille des sentiments de colère, de haine, de vengeance. Il n’est plus lui. Il le suit, le traque. Il ne sait pas encore ce qu’il va faire mais ce sont ses émotions qui le portent. Et puis, il y a Layla. Qui va le ramener à la dure réalité, avec qui il va parler, échanger, parler futur… « Où on va, maintenant ? Et comment ? »
Dans ce roman, l’auteur ne donne pas seulement la parole à B. ou à Layla. Son chemin croise celui d’autres personnages. Que l’on retrouve au cours du récit. Récit construit comme une pièce de théâtre, avec des actes et des entractes. C’est au cours de ces derniers que l’auteur revient sur quelques personnes croisées par B., et comme un passage de témoin, leur histoire prend le relais car ils ont aussi des choses à vivre, car ils ont aussi vécu ce terrible vendredi soir, car ils continuent à vivre malgré tout. Ces personnages ça pourrait être moi, ça pourrait être vous. Ce sont « nous ».
 en bref Un roman au thème sensible, brûlant mais terriblement nécessaire.

coup de coeur

Une réflexion sur “Samedi 14 novembre de Vincent Villeminot

  1. Pingback: Défi Pocket jeunesse novembre 2016 |

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s