Roman policier

De force de Karine Giebel

couv6546457Titre : De force

Auteur : Karine Giebel

521 p.

Belfond, 2016

Résumé :

Le temps de l’impunité est révolu.
Le temps des souffrances est venu.

Elle ne m’aimait pas.
Pourtant, je suis là aujourd’hui.
Debout face au cercueil premier prix sur lequel j’ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet.
Car moi, j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces.
De force. Mais on n’aime pas ainsi.

********************
Les premiers mots

Elle ne m’aimait pas.
Pourtant, je suis là aujourd’hui.

********************

Ce que j’en ai pensé

Une fois plongé dans ce récit, vous aurez du mal à le quitter. Angoissant, haletant, prenant, la plume de Karine Giebel que je ne connaissais pas encore est assez addictive je dois le dire!

Nous entrons dans le vif du sujet dès les premières pages, direct au but. Maud, 21 ans, se promène avec son chien. Elle croise joggeurs et autres promeneurs. Et… son agresseur. Il l’entraîne dans une vieille bicoque. Là, il la frappe, la menace – il sait qui elle est, qui est son père -, tente de la violer quand surgit le joggeur rencontré quelques instants plus tôt. Celui-ci la sauve héroïquement. Il s’agit de Luc, garde du corps de métier, qui va l’escorter jusqu’à l’hôpital. Il sera ensuite engagé par le Professeur Reynier, père de Maud, pour protéger cette dernière suite à des menaces à son encontre et envers sa famille. Il s’installera dans leur domaine.

L’ambiance est pesante, lourde. On ressent les non-dits, les secrets lourds à cacher. Chacun a sa part de mystères. La méfiance envers les uns et les autres s’accroît. Dans ces huis-clos psychologique, les esprits s’échauffent. Les jalousies s’exacerbent.

Et nous, en tant que lecteurs, nos doutes se multiplient sur l’identité du ou des coupables. Et nos certitudes vacillent à chaque fois que le criminel prend la parole dans le roman à la première personne, on se demande qui il peut être. Et comme tous les protagonistes jouent avec leur vérité et donc avec nos nerfs… ce n’est pas aisé d’y voir clair ! Et j’avoue je me suis laissée tellement portée par le récit que j’ai mis du temps à trouver, ou/et à me l’avouer.

Six personnages mènent le récit. Nous avons d’abord Maud, jeune fille riche pourrie gâtée par son père, surprotégée qui n’arrive pas à se déculpabiliser de la mort de sa mère. Le Professeur Reynier : très vite on sait qu’il n’est pas aussi droit qu’il veut bien le faire croire. Sa femme Charlotte, plus jeune que lui, qui profite de son argent et qui est au final très mal dans sa vie, malheureuse. Puis nous faisons la connaissance des domestiques : Amanda, femme à tout faire, cuisinière, femme de ménage, elle vit sur le domaine de la famille et est toujours prête à rendre service. Le jardinier, Sébastien : il a l’oeil qui traîne partout et semble savoir des choses sur tout le monde. Et le dernier arrivé Luc, le garde du corps. C’est quelqu’un de droit, protecteur (ça tombe bien non pour un garde du corps). Il est très impliqué dans son travail. Et comme tous les autres, il a une part sombre, qui le ronge de l’intérieur.

L’intrigue consiste donc à dénouer les fils, à tirer les choses au clair, à savoir qui ment et pourquoi tout ça? Quel est le but du maître-chanteur? Vengeance? Argent? envie de tuer et de jour avec ses proies?

En bref…

Un thriller psychologique qui tient ses promesses et qui me donne encore plus envie de découvrir le reste de l’oeuvre de l’auteur, notamment Meurtres pour rédemption.

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7 réflexions sur “De force de Karine Giebel

  1. Pingback: Terminus Elicius de Karine Giebel |

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